dimanche, 15 janvier 2012

SOS, je suis le capitaine du navire, le bateau coule...

En cette fin d'année 2011 et ce début d'année 2012, beaucoup de capitaines de navire ont du mal à maintenir à flots leur navire. Peu avant Noel, alors que la tempête est annoncée sur l'ouest de la France, avec des vents pouvant atteindre 120km/h, le cargo "TK Bremen" vient visiter la côte morbihanaise, à Erdeven. Peut être, le capitaine du navire voulait venir faire une petite visite dans ce coin là...(réputé pour ses plages réservées aux naturistes), mais hélas, d'abord la saison est un peu fraîche pour se laisser dorer au soleil dans le plus simple appareil, et en plus, le ponton d'arimage n'avait pas été installé...

Bref, une épave de plus dans notre belle Bretagne, mais heureusement, nos amis hollandais nous la découpent comme s'il s'agissait de couper le chapon au moment des fêtes...

Il y a deux jours, le capitaine du bateau "France" doit faire face à une grosse avarie, le navire a perdu une de ses hélices! Il lui en reste encore deux, mais plus que 100 jours avant d'arriver au port et de débarquer sain et sauf...

Hier, un paquebot avec 4300 personnes à bord vient caresser les côtes italiennes d'un peu trop près. Les médias annoncent 3 morts et une quarantaine de disparus.

Cette tragédie me fait remonter quelques souvenirs lors d'une croisière effectuée dans les îles grecques, il y a 3 ans. Et le peu de chance de s'en sortir lors d'un nauvrage. Dans ce genre de navire, à 4, 5, 6 ou 7 ponts (étages), en début de croisière, la première chose à faire, c'est de bien se mettre en mémoire la configuration dans l'espace. Je me souviens de l'exercice de sauvetage proposé par le commandant. "Vous avez 5 minutes pour récupérer votre gilet de sauvetage qui se trouve dans votre cabine, le mettre, et rejoindre le pont no 1 à l'emplacement de votre chaloupe no 5", à mon signal, c'est parti. Pas si simple dans des conditions d'exercice normales, alors en cas d'avarie ou de gite du bateau, ça devient vite problématique...Une fois les passagers rassemblés en rang d'oignons, gilet de sauvetage au coup, nous avons eu droit au passage du commandant de bord, semblable au passage des troupes en revue par le président de la république! Puis fin de l'exercice!!

Deux jours après, sur un immense panneau étaient exposées les photos des passagers avec leurs accoutrements. Le service photo du navire était passé par là. Pas de petits profits...

Un autre souvenir, qui renforce l'incapacité des personnels à gérer des moments de panique me revient à l'esprit. C'était l'embarquement des passagers à bord d'une navette quand le paquebot n' avait pas la possibilté d'accoster. Comme vous le montre la photo ci-dessous, ce ne fut pas de tout repos. J'ai vu des passagers une jambe sur la navette et l'autre, toujours sur la passerelle de débarquement, tant il y avait de houle et que la navette n'était pas bien amarée...

En conclusion, pour les amateurs de croisière, je leur conseillerais quelques leçon de natation avant de partir, et de préférence, des destinations à mer chaude.

grèce

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Commentaires

Le plus choquant dans cette histoire est d'apprendre que le capitaine du navire était déjà sur la terre ferme alors que les secours arrivaient tout juste pour les malheureux passagers !

Écrit par : tinou | dimanche, 15 janvier 2012

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Oui, c'est vrai. Responsabilité totale du commandant de bord. Il parait même, d'après un reportage télé de ce soir, que c'est une coutume pour les navires, de passer au plus près des côtes de cette île pour saluer ses habitants!!!

Écrit par : noel | dimanche, 15 janvier 2012

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